Une infirmière de santé publique se sert du matériel du PCSEE dans son travail de sensibilisation auprès des Autochtones

C’est son rêve de jeunesse de travailler comme infirmière de santé publique qui a propulsé Lyne Soramaki hors de sa ville natale près d’Ottawa pour aller étudier à l’Université de Lakehead à Thunder Bay. C’était il y a 28 ans; aujourd’hui, Lyne habite toujours Thunder Bay, où elle vit son rêve. Elle est infirmière de santé publique au Bureau de santé du district de Thunder Bay où entre autres tâches, elle travaille auprès d’organisations autochtones afin de bâtir, au sein de la communauté autochtone, une compréhension de ce qu’est la santé environnementale des enfants.

Tout a commencé lorsque le Bureau de santé a été accueilli à titre de membre du Comité d’étude sur les questions autochtones. Lyne a récemment terminé sa formation de championne locale du PCSEE. Ainsi, lors de l’une des premières rencontres du comité auxquelles elle a assisté, elle a proposé d’organiser une séance de formation pour les formatrices et les formateurs. Ils ont accepté.

« Le degré de planification que vous y mettez importe peu, indique Lyne, s’il y a de l’énergie quelque part, il faut suivre l’énergie. »

L’habileté particulière de Lyne de saisir les occasions en suivant l’énergie là où elle se trouve lui a rapidement offert une autre possibilité de collaborer avec le Comité d’étude sur les questions autochtones. Lorsque l’Union of Ontario Indians (UOI) a réalisé Through the Eyes of a Child*, un manuel sur la santé environnementale des enfants autochtones, Lyne et Lynda Banning de l’UOI ont uni leurs forces afin de préparer une présentation pour la Best Start Northern Conference.

« Nous avons compilé certaines informations sur la santé environnementale des enfants provenant du PCSEE et d’autres tirées du manuel Through the Eyes of a Child de manière à pouvoir intégrer un aspect culturel dans la présentation », explique Lyne.

Lyne et Lynda ont travaillé ensemble une fois de plus afin de diriger la rédaction de Protecting Our Children’s Future: A Caring for Mother Earth Checklist. Ce document s’inspire d’une liste de vérification pour l’environnement domestique que Lyne avait déjà préparée à l’attention particulière des Autochtones, et a en outre tiré profit des contributions de l’Union of Ontario Indians, du Comité d’étude sur les questions autochtones, du Children’s Environmental Working Group et du PCSEE.

Et ainsi se poursuit l’histoire de la création de relations de collaboration et de la diffusion du message du PCSEE.

Le projet de la vidéo du PCSEE, que Lyne a testé auprès de fournisseurs de services du Comité d’étude sur les questions autochtones, est un bon exemple.

« Ils m’ont gracieusement permis d’y aller et de procéder au test auprès de nouveaux parents et de femmes enceintes, alors je pense que nous avons visité environ six sites avec les groupes autochtones ici à Thunder Bay », mentionne Lyne.

« Ils adorent la vidéo et ils ont aussi le sentiment qu’elle leur appartient parce qu’ils ont participé aux tests. Ce qui est vraiment bien par rapport au fait d’avoir effectué quelques tests locaux ici à Thunder Bay et ailleurs à travers la province, c’est que ces organisations sentent maintenant que la vidéo leur appartient même si c’est le PCSEE qui a mené le projet. »

« Si une nouvelle occasion d’intégrer des informations du PCSEE ou de concevoir du nouveau matériel se présente, il est évident que c’est la bonne manière de procéder. »

Vous pouvez communiquer avec Lyne Soramaki par courriel à Lyne.Soramaki@tbdhu.com

* Kathleen Cooper, chercheuse en chef à l’Association canadienne du droit de l’environnement (un partenaire du PCSEE) et présidente du comité de coordination du PCSEE, a effectué la révision technique et scientifique du document pour l’Union of Ontario Indians.