Une mère du Manitoba fait d’une pierre deux coups avec la santé environnementale des enfants

Ma question destinée à l’oncologue était : « D’où viennent tous ces cancers et comment peut-on les prévenir? »

Melanie Derwin, qui venait tout juste de perdre son père, sentait qu’il devait exister certains moyens pour aider les autres à éviter le même sort.

De tels moyens existent. Comme lui a expliqué le médecin, l’âge et les facteurs génétiques ont un rôle à jouer, et il en va de même des substances toxiques retrouvées dans l’environnement. «

C’est ce dernier mot, “environnement”, qui m’a fait penser que je pouvais avoir un petit peu de contrôle. Alors je suis retournée chez moi ce jour-là et j’ai commencé à regarder ce qui se passait avec mes enfants dans ma maison et dans mon monde », raconte Melanie.

En commençant par la salle de bain, elle a scruté tout ce qu’elle et sa famille mettaient sur leur peau, examinant les ingrédients et apprenant la signification de mots à peine prononçables.

« Peut-être qu’on ne devrait pas mettre ça sur notre peau », a-t-elle alors pensé. « C’est notre plus gros organe, qui absorbe tout ce qui entre en contact avec lui. »

Elle a examiné d’autres articles domestiques comme les matelas sur lesquels sa famille dormait, de même que les vêtements qu’ils mettaient à leurs enfants.

Et c’est ainsi qu’a commencé le parcours de Melanie, consistant à assainir son style de vie et à mettre en pratique le principe de précaution à la maison.

Lorsque son fils de 2 ans a développé ce qui semblait être de l’asthme, elle est passée à la vitesse supérieure en intégrant les médecines douces, les aliments biologiques et les thérapies parallèles à une approche globale et proactive favorisant la santé. «

Nous avons installé un ventilateur-récupérateur thermique qui envoie constamment de l’air frais dans notre maison. Nous avons réduit notre consommation de produits laitiers, de sucre et de gluten; nous avons changé nos draps pour des nouveaux fabriqués en coton biologique et nous nous sommes assurés que nos pyjamas étaient entièrement fabriqués de matériaux naturels. Même le savon… vous pourriez presque le manger », résume Melanie.

Le processus d’apprentissage a été un peu bousculant, mais grandement profitable considérant l’amélioration du bien-être de sa famille. «

Au fur et à mesure que j’avançais dans cette démarche et que je découvrais que je pouvais trouver des médecines douces et des solutions de rechange qui fonctionnaient et qui aidaient, mon fils a arrêté de tousser. Je ne lui ai jamais donné de médicaments contre l’asthme. J’étais tellement contente que je me suis dit qu’il fallait que je partage ça avec d’autres personnes », explique-t-elle.

C’est alors que Melanie a commencé à propager ses découvertes. Elle a conçu un site web où elle pouvait raconter son histoire sur un blogue, et a tranquillement commencé à vendre des produits sains qui avaient donné de bons résultats dans sa maison.

Son fils a maintenant 8 ans et grâce à une foule de pratiques saines, ce dernier et son frère de 4 ans son aîné se portent à merveille. Et il en va de même pour l’entreprise de Melanie. Celle-ci dessert surtout la grande région de Winnipeg où elle est basée, mais elle reçoit aussi fréquemment des questions en provenance de toute l’Amérique du Nord.

« C’est précisément au moment où ils pensaient que mon fils souffrait d’asthme que je suis tombée sur la brochure du PCSEE », se souvient Melanie. « C’était l’une des premières brochures sur la santé environnementale des enfants que j’ai trouvée au moment où j’ai commencé à convertir notre maison. »

« J’étais tellement reconnaissante devant le fait qu’une organisation sans but lucratif soit présente et capable d’aider – que ces gens soient là, dans une organisation capable de diffuser de l’information crédible et pertinente. »

« Dans le marché des produits naturels, il est assez difficile de trouver des études qui peuvent appuyer tel ou tel autre article, qui peuvent prouver que ça va fonctionner. Vous devez en quelque sorte être votre propre cobaye. »

« J’ai donc acheté une centaine d’exemplaires de ces brochures pour mon entreprise afin de les distribuer auprès des gens qui se posent des questions », dit Melanie.

Vous pouvez communiquer avec Melanie Derwin par courriel à melanie@greenpleaseforyou.com