Juin 15, 2011

Les parents sont invités à poser cinq gestes afin de protéger la santé de leurs enfants : éliminer la poussière, adopter des produits de nettoyage écologiques, effectuer les rénovations en prenant des précautions, éviter certains plastiques et servir du poisson contenant peu de mercure

Les experts canadiens les plus réputés en matière de santé et d’environnement ont fait connaître aujourd’hui une liste énumérant les cinq principaux gestes que les parents peuvent poser afin de protéger leurs enfants des substances toxiques retrouvées à l’intérieur et autour de la maison.

Éliminer la poussière domestique; opter pour des produits nettoyants moins toxiques et non parfumés; prendre d’extrêmes précautions lors des travaux de rénovation; éviter certains types de plastiques et certains usages de ceux-ci; et sélectionner des espèces de poisson contenant de faibles concentrations de mercure. Selon les recommandations du Partenariat canadien pour la santé des enfants et l’environnement (PCSEE), voilà les cinq gestes prioritaires à poser afin d’atténuer les sources d’exposition communes aux produits toxiques comportant des risques pour la santé des enfants.

« Si les parents posent des gestes simples en regard des cinq sources susmentionnées, ils peuvent réduire de manière significative l’exposition de leurs enfants aux produits toxiques – et même épargner de l’argent », indique Erica Phipps, directrice des partenariats au PCSEE.

« Un environnement sain constitue l’un des plus beaux cadeaux que nous puissions offrir à nos enfants et petits-enfants. Cela assure de mettre toutes les chances de leur côté, autant au tout début de leur vie qu’au cours de celle-ci », a dit John Wilkinson, ministre ontarien de l’Environnement. « Le gouvernement ontarien s’est engagé à faire en sorte que les parents aient les connaissances nécessaires afin de minimiser l’exposition de leurs enfants aux substances toxiques. C’est pourquoi le document Créer un environnement sain pour les enfants : cinq choses à faire pour protéger votre famille est un incontournable pour tous les parents. »

Les cinq gestes prioritaires permettant aux parents d’éviter d’exposer leurs enfants aux produits toxiques à la maison

1) Arrière, poussière!
Passer fréquemment l’aspirateur ou une vadrouille humide, de même qu’épousseter avec un linge humide, sont les gestes qui se retrouvent en tête de liste des mesures recommandées.

« La poussière domestique demeure la principale source d’exposition aux substances toxiques pour les enfants, incluant le plomb qui, même en très faibles quantités, est reconnu être néfaste pour le cerveau en développement », indique le professeur Bruce Lanphear de l’Université Simon Fraser, un expert réputé mondialement dans le domaine de la santé environnementale des enfants qui agit également à titre de conseiller pour le PCSEE.

« Le cerveau en développement d’un fœtus ou d’un jeune enfant est particulièrement susceptible aux effets neurotoxiques du plomb, du mercure et d’autres produits chimiques toxiques », ajoute le Dr. Lanphear. « Un nourrisson absorbera 50 % du plomb qu’il a ingéré, alors qu’un adulte n’en absorberait qu’environ 10 %. Ce phénomène, combiné au comportement fréquent des enfants qui consiste à porter leurs mains à leur bouche, fait peser un risque plus important sur les enfants. »

En mai dernier, des chercheurs de Santé Canada ont publié des données recueillies dans le cadre de l’Enquête sur la poussière domestique au Canada indiquant des concentrations mesurables de plomb biodisponible (plomb pouvant être absorbé par l’organisme) dans toutes les maisons testées. Ces concentrations, mesurées à partir de l’analyse des contenus de sacs d’aspirateur, allaient de 8 à 3 916 parties par million (ppm).

Présentées aux parents sous la forme d’une brochure disponible sur son site Web, les recommandations du PCSEE mettent l’accent sur des gestes simples que les parents peuvent poser dès maintenant, sans avoir à faire de grands changements. Plus tard au cours de l’année, le PSCEE diffusera une courte vidéo afin qu’un plus grand nombre de parents prennent connaissance de ces recommandations.

« Les parents qui attendent un enfant et les nouveaux parents, en particulier, ont besoin de conseils pour les aider à protéger leurs enfants des risques sanitaires – tels que les troubles d’apprentissage et du comportement, l’asthme, le cancer et certaines malformations congénitales – que les chercheurs ont associé aux produits chimiques toxiques retrouvés à l’intérieur et autour de la maison », indique Mme Phipps. « C’est dans le ventre de leur mère que les enfants sont le plus vulnérable. »

2) Vert, le nettoyage
Les parents peuvent réduire l’exposition de leur famille aux produits chimiques toxiques et épargner de l’argent en adoptant des produits de nettoyage simples et non toxiques.

Les experts indiquent que le bicarbonate de soude constitue une excellente poudre à récurer pour les baignoires et les éviers; pour sa part, le vinaigre dilué avec de l’eau fait un bon nettoyant pour les fenêtres, les planchers et les autres surfaces. Éviter l’utilisation de purificateurs d’air qui émettent des parfums dans l’air et choisir des détergents à lessive non parfumés permettent de réduire l’exposition des enfants aux produits chimiques entrant dans la composition des fragrances ou parfums, certains de ces produits agissant comme des perturbateurs endocriniens.

Faisant écho aux conseils émis par des groupes de médecins, dont l’Association médicale canadienne, les experts déconseillent également d’utiliser des savons antiseptiques.

3) Rénovez comme il faut
Si les familles rénovent leurs maisons, le PCSEE recommande aux femmes enceintes et aux enfants de se tenir éloignés des aires de travaux afin d’éviter d’être exposés aux poussières chargées de contaminants et aux émanations toxiques de produits comme les peintures, les calfeutres et les colles. Il est nécessaire d’isoler les aires rénovées du reste de la maison à l’aide de feuilles de plastique, et une élimination minutieuse de la poussière est essentielle pendant les travaux de rénovation ou de réparation et à la suite de ceux-ci.

4) Plastiques antipathiques
Les parents peuvent agir préventivement en effectuant des choix éclairés en matière de produits faits de plastiques, notamment lorsque ceux-ci sont employés pour servir les aliments ou conserver ceux-ci. Les experts mettent les parents en garde contre l’utilisation de contenants de plastique ou de pellicule plastique dans le four micro-onde, même si ceux-ci sont prétendus aller au four micro-onde. En effet, les produits chimiques contenus dans les plastiques peuvent migrer et contaminer les aliments ou les boissons. Consommer des aliments frais et congelés aussi souvent que faire se peut permettra de réduire l’exposition au bisphénol A (BPA), un produit chimique entrant dans la composition du revêtement intérieur de la plupart des boîtes de conserve et des canettes de breuvage. Le BPA est associé à une foule d’effets potentiels pour la santé, incluant des impacts sur le cerveau en développement et la perturbation du système endocrinien (hormonal).

Les experts mettent également en garde contre les produits faits de PVC – plus communément appelé vinyle –, ce dernier renfermant des plastifiants connus sous le nom de phtalates, qui comportent diverses conséquences pour la santé. Bien que les phtalates soient interdits dans certains jouets pour enfants depuis juin 2011, plusieurs autres produits contenant du vinyle se retrouvent toujours sur le marché, comme les bavoirs, les rideaux de douche et les imperméables pour enfants. Les experts conseillent aux parents de se débarrasser des vieux jouets et plus particulièrement des jouets pour la dentition fabriqués de ce plastique souple.

5) Du poisson, pas du poison
Afin de réduire l’exposition des enfants au mercure, un métal toxique pour le cerveau, les experts conseillent de choisir des variétés de poisson qui recèlent de faibles concentrations de cet élément, telles que le maquereau bleu, le hareng, la truite arc-en-ciel, le saumon sauvage ou en boîte, et le tilapia. Si vous servez du thon en boîte, choisissez les variétés à chair pâle, qui contiennent moins de mercure que le germon ou le thon blanc. Les experts ajoutent que si vous pêchez du poisson près de chez vous, vérifiez les recommandations provinciales ou territoriales en matière de comestibilité.

Le présent travail du PCSEE visant à informer les futurs et les nouveaux parents ontariens sur les mesures leur permettant de réduire l’exposition des enfants aux substances toxiques est financé par le ministère de l’Environnement de l’Ontario, par l’entremise de l’Association pour la santé publique de l’Ontario, qui agit à titre de principal partenaire du PCSEE.

La nouvelle brochure du PCSEE est disponible en ligne au www.healthyenvironmentforkids.ca. Paraissant sous la forme d’un supplément d’information dans le numéro de juillet de Today’s Parent, elle sera également diffusée auprès du lectorat ontarien de ce magazine.

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Le Partenariat canadien pour la santé des enfants et l’environnement (PCSEE) est un regroupement multisectoriel d’onze organisations possédant une expertise sur les questions concernant les enfants, la santé, la santé publique et l’environnement. Depuis 2001, les partenaires du PCSEE travaillent conjointement à protéger la santé des enfants contre les polluants environnementaux et les substances chimiques toxiques en sensibilisant les décideurs, les organisations qui fournissent des services, les praticiens, les parents et le public aux questions touchant la santé environnementale des enfants.

Pour plus d’information, visitez le www.healthyenvironmentforkids.ca